« Le bouchon est le maillon final de la longue chaîne de travaux. Que ce maillon soit défectueux, et tous les efforts du vigneron, de l’œnologue, du maître de chai, du négociant et du caviste sont alors peine perdue », indique Gérard Bezes, administrateur au Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL) et président de la commission Suivi aval qualité (SAQ). Et d’ajouter : « Nous avons donc décidé de publier un livret technique sur la responsabilité des bouchons, dont le choix doit être intégré dès le départ du processus de production. » Ce document reprend et décrypte les enquêtes menées par l’équipe du SAQ et celles de l’Institut coopératif du vin à Lattes, dont le département Bouchage et Conditionnement a depuis des années réalisé des études comparatives sur les différents types de bouchons et sur les conséquences de leur mauvaise utilisation. Concrètement, cette brochure de seize pages est un véritable guide pratique. « Nous souhaitons en effet apporter des solutions utiles et faciles à mettre en place dans le quotidien des vignerons », explique Gérard Bezes. On y trouve aussi bien des informations sur le rôle de l’obturateur que les critères de choix d’un bouchon, les règles d’utilisation et de contrôle du bouchage ou encore la façon d’anticiper les dysfonctionnements et de réagir en cas de problème, etc. En exclusivité, découvrez également les premiers résultats du protocole de recherche sur les bouchons synthétiques. Une piste à suivre de près.
Proposer un bouchon fiable, adapté à chaque type de vins et apte à préserver toutes leurs qualités organoleptiques est l’une des ambitions affichées du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL). C’est pourquoi, dans le cadre du suivi aval qualité (SAQ), l’interprofession publie aujourd’hui un guide technique exceptionnel sur les bouchons. À lire absolument.
Terroir proche de Narbonne, dans l’Aude, le vignoble de la Clape dépend de l’AOC Languedoc. Christophe Bousquet a récemment pris la tête du syndicat des vignerons. Son objectif ? L’accession en cru de la Clape.
À 43 ans, Christophe Bousquet succède à Michel de Braquilanges et devient le nouveau président du syndicat de la Clape, dans l’Aude. Installé au domaine de Pech-Redon, à côté de Narbonne, il est le fils de Jean-Claude Bousquet, vigneron dans l’Hérault, qui fut président des Coteaux du Languedoc et membre de l’Institut national des appellations d'origine (INAO). Pour cet apôtre du travail, il ne fait aucun doute que sa mission « vise la reconnaissance de la Clape en cru ». Ce projet représente, il est vrai, un vieux serpent de mer qui remonte à plus de vingt ans. Mais, cette fois, il rassemble 100 % des vignerons du vignoble. Une émulation déclenchée notamment par le succès des Sentiers gourmands *, dont l’organisation a permis de fédérer fortement les producteurs. La motivation des jeunes et des « néovignerons » a aussi largement participé à relancer ce dossier. « Aujourd’hui, tout le monde y croit », souligne le nouveau président, qui a encore pour ambition, d’ici à deux ou trois ans, de « développer l’offre œnotouristique sur le vignoble ». Il faut dire que la Clape, enclave naturelle classée, plonge le visiteur dans des panoramas dignes d’un western d’Ennio Morricone. Un nouveau site Internet signé par le syndicat devrait ainsi voir le jour à la fin du mois de mai 2009. Outre l’aspect graphique qui sera complètement revu, il proposera une arborescence repensée, avec notamment une rubrique « Œnotourisme ». Cette dernière recensera et mettra en avant l’ensemble des chambres d’hôtes et gîtes des vignerons lovés dans cette ancienne île aujourd’hui amarrée à la terre par les limons de l’Aude.
* La sixième édition des Sentiers gourmands s'est tenue le 17 mai. La promenade de six kilomètres s'est déroulée autour du Château des Karantes, avec des haltes gourmandes orchestrées par le Narbonnais Marc Schwall (Les Cuisiniers Cavistes).